Premiers Âges

09.05.07

Décisions ducales

Décret du duc d'orsk à proclamer dans toute la ville :

Chaque quartier élira dans la matinée un porte-parole pour un mendat d'un an.
Le conseil des quartiers se tiendra une fois par lune.
Les portes-paroles de quartier sont obligatoirement conviés au conseil des kraerans et devront rendre compte de ce qu'ils auront vu et entendu.
Les portes-paroles de quartier auront deux autres attributions. Ils pourront se faire le relais des plaintes et des doléances auprès du palais.
Ils veilleront à la sécurité du quartier et rendront compte de leurs observations aux lieutenants de milice une fois par semaine.

...

Décret du duc d'orsk à proclamer dans toute la ville :

Le conseil des Guildes sera tenu une fois par lune. Que les chefs de guilde soient informés que le Duc leur accordera audience dans un conseil spécial où il entendra leurs doléances.

Le conseil des Mages aura également lieu une fois par lune. Les représentants des institutions magiques bénéficieront d'une audience particulière du Duc où il entendra leurs doléances.

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Mesure secrète en attendant d'être publiée :

Mesure concernant la défense.
Que soit calculée la somme pouvant être mobilisée pour appuyer les efforts de l'armée qui va combattre Ulvar. Il y aura une levée exceptionnelle de vivres prélevée sur nos propres réserves pour soutenir l'armée.

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Mesure prise avec mon intendant Nai :

Que l'on sonde le sol pour trouver où extraire la pierre pour les fortifications nouvelles. Si la construction d'un pont est nécessaire au transport des pierres qu'il soit édifié sur le champ et qu'il donne lieu à une taxe de passage sur les marchandises.
Multipliez les carrières si cela est possible. Moins il y a de transport à faire, mieux ce sera. Là où la pierre n'est pas disponible que l'on construise une briquetterie en-dehors de l'enceinte de la ville.

...

Missive secrète au Prince à confier au coursier le plus fiable et de la plus haute importance :

Votre Majesté, mon Prince.
Permettez-moi d'aller droit au but. Et excusez mon audace de vous parler ainsi, mais je connais votre goût pour la franchise et le parler direct.

Il y a une mesure qui pourrait résoudre vos problèmes d'instabilité politique en renforçant votre contrôle de la Principauté.
Je vous suggère d'établir votre cour à Balikesy.
Par alternance sur deux ans, ordonnez que la moitié des ducs réside à Balikesy et s'efforce d'attirer vos faveurs en vous tenant la cour. Commencez par ceux pour lesquels vous avez le plus de doutes.

Vous pourrez ainsi vous rendre compte aisément des intérêts et de la valeur de chacun, et affermir votre contrôle sur eux.
Dans le même temps, leur absence d'un an leur interdira de renforcer leur pouvoir propre dans leurs terres, et cela diminuera le risque d'une rébellion armée ou diplomatique fomentée par un inféodé trop puissant. Soyez intransigeant sur la bonne conduite des ducs en leurs terres et demandez des comptes. Punissez les fautes graves et récompensez les mérites.

En outre pensez au bien que fera à la ville de Balikesy la venue des ducs et de leur suite et leur installation dans la cité. Car ils seront obligés d'ériger leur demeure secondaire et d'échanger avec les artisans de la ville et les marchands, ce qui dynamisera votre capitale. Par crainte pour leurs propres propriétés, ils auront certainement plus de bonne volonté pour vous soutenir dans vos mesures de renforcement de vos fortifications et de votre château.

Deuxièmement, renforcez la crainte qu'ils ont de vous voir intervenir personnellement chez-eux, en leur faisant bien comprendre combien il est préférable d'administrer leur domaine avec droiture, et de se conduire de manière irréprochable. Cela est possible par des interventions dans leurs terres qui font forte impression, et des mesures strictes pour rétablir l'ordre dans les duchés, qui ne manqueront pas d'être relatées partout dans vos terres et par-delà les frontières de la principauté croyez-m'en.

Cette nouvelle fermeté vous vaudra des inimitiés, donc je ne saurai vous recommander assez de vigilance quant aux personnes qui vous fréquentent et aux risques de trahison.

En tout point je vous fais confiance pour juger de ce que les modestes conseils de votre humble serviteur peuvent ou ne peuvent pas vous servir.

Mon Prince et ami, sachez que vous pouvez compter sur mon soutient plein et entier.
Que votre famille se porte bien et que votre règne soit pérenne.

Poros Rel Proedrian
Duc D'orsk
...

Rédaction du discours du Duc aux kraerans :

Il est urgent de nous préoccuper de notre mauvaise économie, c'est pourquoi je vous ai convoqués.
Certains vont croire que je vous ai convoqués pour vous parler d'or. Non !
Je vous ai réuni pour vous parler de quelque-chose qui a vraiment de la valeur.

Rechercher l'équité et le bonheur du peuple que nous gouvernons est glorieux !

Gouvernez avec droiture ! Administrez votre domaine avec honneur. Soyez exigeants avec vous-même comme avec ceux qui vous servent.

Je suis indigné de devoir vous rappeler notre devoir de parcimonie. Il est intolérable que notre taxation pèse aussi lourdement sur les épaules de ceux qui nous portent. Car nous existons pour les servir et garantir la Grandeur de notre Empire Fleuri. Un peuple au dos courbé n'est pas glorieux, érigeons des hommes dignes et fiers au dos droit et soutenons leurs efforts par une gestion honorable.

Nous ne sommes pas des marchands, nous sommes des Kraerans ! Faisons honneur à notre rang !

Ainsi j'exige de vous tous, qui êtes mes inféodés, le respect du code d'honneur et la pratique du Bon Droit. La première mesure obligatoire sera la baisse des impôts à hauteur d'un tiers en un an et de moitié sur trois ans.

Pour compenser cette baisse de revenus, je vous propose d'avoir recours au commerce intérieur et au commerce extérieur. Il sera édifié en ville d'Orsk une manufacture textile ducale. Elle aura pour première vocation de faire fructifier le vivier de talents et d'instruire notre peuple, avec une nouvelle école d'artisanat. Sa seconde vocation sera de répondre aux besoins croissants en vêture, en draperie et en tentures de notre peuple et de nos militaires, en leur fournissant des textiles de bonne facture. La troisième fonction de la manufacture ducale, sera de développer une élite d'artisans drapiers, tapissiers et tisserands, capables de filer des textiles d'art, destinés au commerce extérieur. Ces artistes seront la fierté de notre peuple et nos propres motifs seront le fer de lance de notre économie.

La culture du lin, du chanvre et du lotus seront développés pour l'occasion, ainsi que l'élevage des vers à soie. Ces cultures assureront un supplément de revenus aux paysans. Grâce à cela certains pourront sortir la tête hors de l'eau honorablement. Le chanvre en particulier fournira aussi un matériau de construction utile pour les bâtiments.

Vous êtes libres d'adhérer ou non à ces mesures qui nous permettront d'équilibrer notre trésorerie, suite aux baisses obligatoires d'impôts. Mon but n'est en aucun cas de vous appauvrir en baissant les impôts. C'est une mesure nécessaire et impérative. Je vous offre un projet qui pourra compenser ce manque de fonds voilà tout. Libre à vous d'y accorder du crédit.

Les registres seront tenus pour attester de votre éventuelle participation au projet.

Chaque Kraeran qui investira dans ce projet sera rétribué à la hauteur de son investissement. La manufacture fonctionnera sur le mode solidaire, et nous serons liés à elle dans les dépenses comme dans les bénéfices.

Quand à nos guerres ! Laissez-moi vous dire une chose. Aussi grand et noble que paraisse notre devoir de prendre les armes, il n'a qu'un but, préserver la paix. Le pouvoir des artisans est un pouvoir de création, tandis que celui du guerrier est le pouvoir de la destruction. La meilleure épée est celle qui reste au fourreau. On ne se bat pas au nom de sa propre soif de sang, on se bat pour faire régner l'ordre et la prospérité. Aucun Kraeran avisé, aucun noble guerrier ne doit engager une guerre parce qu'il le désire ! Le meilleur bretteur maintient son adversaire en respect sans se battre. Tirez l'épée au clair en dernière extrémité. Mais considérez toujours cet extrémité comme un échec personnel. L'honneur est à celui qui a su remporter la victoire sans faire usage de son arme. Grâce à la force de son âme de guerrier. Ou grâce à sa diplomatie. Malgré tout cela, tenons-nous toujours prêts à nous battre et vigilants ! Vous êtes le bras armé du glorieux édifice impérial, ne décevez pas Dragon.

Face à la menace Helsinienne, la ville d'Orsk sera fortifiée dignement. Ceux qui soutiendront cet effort seront également récompensés de leur allégeance. Mais là encore vous êtes libres d'accepter ou de refuser de participer à l'effort nécessaire de renforcement des défenses de notre duché. Nous allons aussi ouvrir une forge ducale et un arsenal qui fournira à nos troupes les armes dont elles ont besoin. De plus nous en vendront pour soutenir l'effort de guerre contre l'Helsinien à la Marche voisine, ce qui nous permettra d'importer le minerai et le combustible nécessaire au fonctionnement de la Forge.

Maintenant que vous êtes informés des mesures nécessaires qui vont être prises et qui ont justifié que je réunisse ce conseil, j'ai aussi une très bonne nouvelle à partager avec vous.

J'ai le plaisir de vous annoncer le proche mariage du baron Lel-Doya avec ma fille. La liaison de nos blasons est un grand pas dans le sens d'une prospérité nouvelle de notre duché. Vous êtes conviés au mariage qui aura lieu l'été prochain, à la maturité de ma fille, la duchesse-servante Éléanor Proedrian.

En guise de conclusion :

Sachez que les meilleurs d'entre vous, ceux qui se montreront le plus juste envers le peuple et témoigneront le plus de respect à la Loi et à l'Empire seront récompensés de leurs loyaux services et recevront la charge des plus beaux fiefs. Tandis que ceux qui se seront déshonorés en abusant de leur autorité, ceux qui infligent une pression honteuse sur leur peuple seront par moi jugés et relégués dans les fiefs les plus petits ou encore destitués si leur faute est trop grave. C'est votre mérite qui fera votre fortune. Mais je châtierais personnellement ceux qui persévéreront dans leur conduite déshonorante.

Je n'attends rien de moins de vous que la perfection. Efforcez-vous toujours de vous en approcher.

...

Au cas où le Prince accepte ma proposition de tenir la cour à Balikesy, il sera ajouté au discours :

[ou envoyé par missive, si cette proposition est acceptée après le conseil des Kraerans.]

Une année tous les deux ans je devrais tenir la cour à Balikesy. Pendant mes années de présence à Orsk mes barons devront tenir la cour à leur tour. La moitié des barons sera présent en ville d'Orsk chaque année où je serais présent.

Chaque baron devra donc tenir la cour à Orsk une année entière, une fois tous les quatre ans.

[Les placards aux murs du fond vous informeront desquels devront commencer à tenir la cour à Orsk dès cette année.]

Posté par M_JJ à 01:44 PM - Duché d'Orsk (Le) - Commentaires [0]


04.04.07

Le duché d'Orsk : quatrième journée

- la veille au soir, Salekard, Ebnet et Zabreval sont "accueillis" dans les faubourgs par... des marchemorts ! qui leur conseil d'aller à la Juste Voie
- ils font un rêve : voient l'école de Val-Harad à Orsk, guardée par des marchemorts !
- le lendemain, ils découvrent qu'à l'emplacement de la maison de Jahru Qild se trouve... la tour de la Juste Voie

dark_tower
image : pour The Dark Tower, de Stephen King

- conseil de cité pour le duc et les hauts kraërans
- Ezatan met tout sur les épaules de Vel Dakirage, est manipulé par Augalön, appelle le juge impérial pour accuser Vel Dakirage
- venue Lel-Doya
- condamnation à mort des hérétiques
- Pogne revient du bordel d'Akross
- le duc propose le mariage de sa fille à Lel-Doya, qui accepte et dénonce le complot au juge
- Forsestiër conseille à Vel de trouver Zabreval
- arrestation des Lynx à Oat, dans la baronnie de Giloë, par vingt Ch-Dragon montant deux dragons
- arrestation de Tiako, venu à Orsk sous le pseudo d'Otyato, par Syrinx, deux Yeux de l'Ombre, et le juge
- Enma quitte le service de Nemi, aux granges d'Elithën, recherche Prad l'Helsinien aux alentours
- Nour et Ezagep recherchent Prad en ville
- les deux derniers Yeux de l'Ombre suivent Ezatan
- Pogne recherche "l'homme en pourpre" sur ordre de Vel
- Syrinx est "arrêté" avec Tiako, discute avec lui, découvre qu'il a été mandaté dans sa mission par... Ol Carnas ! et que son égal est un tarkan répondant au nom de Darkàn
- Salekard, Ebnet et Zabreval découvrent Brisbàn Aya-Koer dans l'aprèm : elle connaît leur école, et connaît les séraphes ! Il suffit de savoir lire entre les lignes des textes sacrés... sourit-elle d'évidence

à rédiger !

Posté par M_JJ à 04:09 PM - Duché d'Orsk (Le) - Commentaires [0]

02.04.07

Une personnalité : Brisbàn Aya-Koer

Je m'appelle Brisbàn Aya-Koer. J'ai été élevée par mes parents en la cité d'Orsk, où le très saint Jarhu Qild enseignait dans les Jardins Abstraits. J'ai reçu son enseignement avec les enseignements de ses meilleurs disciples jusqu'à ce que j'aie atteint l'âge de 10 ans.

C'est alors que Jahru Qild et ses meilleurs disciples quittèrent la cité, délocalisant leur école loin, très loin, plus loin que tout ce que je pouvais imaginer à l'époque. Dès lors, j'en devins nostalgique, et un sourd remords vibrait perpétuellement en mon sein. Car dans cette école j'aurais pu apprendre la transtemporalité. Cette magie y était enseignée, en tant que le but de l'école était de retrouver la mythique cité de Val-Harad, disparue voilà 500 ans dans un cataclysme toujours inexpliqué : avec sa disparition, c'est tout l'Empire qui commença une lente agonie...

Quant à moi, me sentant esseulée en la cité d'Orsk, je vis dépérir les Jardins Abstraits, et finalement leur quartier fut déserté de tout habitant, devenant le repère des malfrats... J'ai alors mené l'enquête, et découvris à 15 ans qu'un nécromancien avait tué les Jardins Abstraits, mais je fus surprise par son tempérament en le rencontrant... En secret, j'ai appris de lui la nécromancie, car je désirais relever les morts, relever l'école de Val-Harad ! et mettre fin à mon remords.

A 20 ans, je suis partie d'Orsk pour voyager. Et dans mes pérégrinations, mon savoir nécromancique me donna bien des idées : j'ai fait parler les reliques des saints, et les crânes ancestraux vénérés par le peuple des Adamahs. J'ai appris d'eux bien des choses sur les origines du monde, et j'ai aquis en sagesse... Lorsqu'un jour j'ai découvert que l'école de Val-Harad était située en la cité de Rea-Krill.

Je l'ai observée attentivement, et ce que je vis accru mon remords. L'école n'était plus que l'ombre d'elle-même : seule la moitié de ses meilleurs disciples y officiait encore, auprès de neuf élèves cosmopolites. Jahru Qild, quant à lui, aurait dit-on rejoint Val-Harad... mais je n'ai pas pu le croire : il serait revenu montrer le chemin à ses disciples ! Mais non, ses disciples n'en savaient rien. Ils avaient été abandonnés.

Ma compassion était telle que j'ai voulu mourir. A Rea-Krill, ma vie morale prenait fin, c'est pourquoi je me suis réfugiée dans le dernier des lieux occultes de la cité pour me suicider. Le sang gicla de mes poignets, je devins aussi livide que tu peux me voir aujourd'hui, et je mourrus.

edea
image : Edea, Final Fantasy VIII

Or dans la mort, je fus interpellée par un démon de puissance qui me terrassa. J'étais doublement morte, condamnée à ne plus connaître le repos. Car je fus réincarnée et mon corps fut rescussité : le démon ne voulait plus que je meurs. J'étais devenue une marchemort, une zombie, une putréscence, mais mes facultés n'en ont pas été amoindries grâce à la puissance du démon.

Abasourdie, je me rendais alors compte que mon coeur ne battait plus, que mon sang ne coulait plus dans mes veines, et que mon appétit était réduit à rien, sinon... sinon les sentiments. Désormais, c'est emplie de compassion, de tendresse et de joie que je croiserais la vie d'autrui, et que je me nourrirais de l'affection que je leur témoignerais.

Plus tard, j'ai découvert une nouvelle école, en la cité de Karogandern : l'école de la Juste Voie. J'appris que Jahru Qild en avait été membre et, plus encore en progressant dans l'initiation, j'ai découvert que les membres de la Juste Voie pratiquait la démonologie... je n'ai pas hésité : je l'ai apprise à mon tour, tant et si bien que je suis devenue une maîtresse de l'école. Avec ce statut, j'ai pu la quitter en confiance, et revenir en la cité d'Orsk.

De retour dans ma cité natale, j'ai retrouvé l'emplacement invisible des Jardins Abstraits et de l'ancienne demeure de Jahru Qild, sur laquelle je fis édifier une tour qui, avec le temps, devint l'école de la Juste Voie de la cité d'Orsk. Je me mis en relation avec l'école de Karogandern, et on m'envoya des élèves et des fonds. Ainsi, je suis devenue la première maîtresse de cette école, qui devait bientôt compter de nombreux maîtres.

Comme tu peux le voir, le secret sur l'enseignement démonologique est bien gardé, et les autorités ne devraient jamais en savoir rien. Quant à moi, je poursuis mes recherches : immortelle, j'ai l'éternité devant moi ! Je désire déceler la présence de la magie la plus pure au sein de la corruption la plus sombre... car, j'en suis persuadée, c'est en comprenant les mécanismes des ténèbres que nous retrouverons la Juste Voie vers la lumière... vers la lumière du Grand Dragon.

Crois-moi.

Posté par M_JJ à 04:08 PM - Trame et drames de la Terre des Dragons - Commentaires [0]

01.04.07

Le duché d'Orsk : troisième journée

Le troisième jour, le juge impérial, régulièrement en communication empathique avec ses Yeux de l'Ombre, apprend la mort de Gaïpan, au bordel de la Clique des Lynx. Il envoie alors une missive à l'empereur lui faisant part des complications de sa mission, qui consistait à s'assurer de la bonne allégeance du duc à l'Empire, suite aux accusations de trahison à l'encontre du prince Chohan Tor-Erkrin, pour avoir trop soutenu les eldriars. Le juge demande à l'empereur un nouvel Oeil de l'Ombre, pour remplacer Gaïpan.
Après le départ du duc pour Balikesy, le commandeur met en application l'opération de regain de la foi qu'il entreprend avec le concours de Yirmeyah et d'Ezatan Volkogr : avec ses hommes, il va de porte en porte sous le prétexte de dénicher la Clique des Lynx, tandis que les prêcheurs d'Yirmeyah sermonnent les citoyens à tous les coins de rue, aguichant les badauds grâce aux plus brillants élémentalistes d'Ezatan, et que les Gardiens du Tryptique déploient tout leur savoir-faire pédagogique pour initier les citoyens à la dracosophie et aux préceptes de la religion draconique, illustrés par les élémentalistes novices d'Ezatan.

Le duc arrive à Balikesy, après avoir été subtilement informé par le commandeur du complot qui se trame contre lui, et dont le commandeur se fait passer pour un des acteurs. A Balikesy, le duc retrouve son ami le prince Chohan, avec qui il discute de la situation : Je ne peux malheureusement pas t'aider, confie-t-il au duc. Je suis sous les feux, et ma liberté d'action est moindre que la tienne : je dois garder profil bas et me plier à certaines exigeances pour réaffirmer mon autorité. Des dix duchés que contient le Lothkar, sept fomentent un complot pour me destituer. Il n'y a guère que le tien et les deux voisins qui me laissent en paix, mais il n'est pas sûr qu'ils puissent me soutenir utilement. L'empereur m'en veut, tout le monde m'en veut, et les fauteurs de troubles n'attendent que le moment où l'on se battra pour me succéder pour déstabiliser notre principauté : bas-clergé, eldriars hors-la-loi, mesquins kraërans...
- C'est bien connu, intervient le duc, ceux qui agissent contre un phénomène ne font que le renforcer... Or tous ces gens se battent contre la décadence de l'Empire, et ne font que l'accroître...
- Oui. De plus, leur argumentaire anti-eldriar se fonde sur ce verset du Kiergaël : "Se l'Estrangiers se va asseoir la ou se va li Resplendissants, l'Empire ferra don de s'ardemment." Qui signifie littéralement : "Quand l'Etranger s'assoira là où s'assoit le Magnifique, l'Empire donnera son courage." L'exégèse la plus répandue comprend le verset ainsi : "Quand un étranger accèdera au pouvoir impérial, l'Empire perdra son courage, déchoira." mais elle refuse de prendre plus en compte l'ancien singulier défini et les majuscules à "Estrangiers" et "Resplendissants", estimant qu'ils ont une valeur générique allégorique.
Car une exégèse encore autorisée lit ceci : "Quand l'Etranger accèdera au trône de l'Empereur, l'Empire deviendra lâche." Or, cela pose la question de savoir qui est l'Etranger : encore une allégorie, le Roi-Démon, un eldriar, un Helsinien ? Mais est-on sûr que le Magnifique est bien l'Empereur ?
Enfin, une exégèse peu renommée pense que l'Etranger symbolise un ennemi de l'Empire, qu'il soit eldriar, démoniaque ou même athal. On ne saura pas qui il est tant qu'il ne se sera pas signalé. De plus, le Magnifique pourrait être autre chose : un homme de pouvoir, ou un faërian, ou un démon... tout est possible...
Et puis une dernière chose : "l'Empire donnera son courage." Cela ne signifie pas que l'Empire déchoira ou même qu'il n'existera plus. Cela signifie simplement que son courage sera confié à quelque chose, de gré ou de force. Et dans ce cas, il n'est pas dit qu'il le perde à jamais. On peut imaginer qu'il le retrouve un jour.
Et même "Empire" pourrait être une allégorie : celle de gens démoralisés : un certain Empire serait démoralisé, mais pas l'ensemble de ses habitants, car il pourrait rester ceux qui placent une foi sincère en lui...
Et en ce dernier sens, on peut appliquer ce verset à toutes les situations, puisqu'aujourd'hui l'empereur ne paraît plus crédible à grand monde... Dans ce cas, le verset constitue une mise en garde valable à toutes les époques et pour tout l'Empire...
Bref... Je ne peux pas t'aider matériellement ni humainement, Pôros, je te le répète, mais en tout cas soit assuré de mon amitié et de mes voeux d'amélioration de la situation du duché d'Orsk. Je vais être honnête : cela signifierait que je puisse confiamment compter sur ton soutien.
- Et toi, sois assuré de mon amitié. Je ferai tout pour enfin pouvoir soutenir ton autorité face aux autres ducs, répond le duc d'Orsk, il faut que la raison ait raison des superstitions.
- C'est à souhaiter, pour le salut et la gloire de l'Empire, conclut le prince Chohan.
Là-dessus, les deux hommes se séparent, et le duc retourne au duché, avec une vision plus juste de la situation, et plus compliquée...

Rea-Krill. Les membres de l'école de Val-Harad, sur le conseil d'un de leurs maîtres, entreprennent de détacher trois personnes pour enquêter sur les traces de leur disparu fondateur : le drakin Jahru Kild. Etant originaire de l'Empire Draconique, il va de soi que maître Salekard fasse partie de cette mission. Il sera accompagné du serviable Ebnet, ainsi que du vaillant Zabreval. Leur objectif est de retrouver le premier emplacement de l'école de Val-Harad, avant que Jahru Kild et ses meilleurs disciples ne la délocalise à Rea-Krill, afin de découvrir peut-être des indices qui les mèneraient à la Clepsydre Arc-en-Ciel créée par la légendaire verrière uféane, Idea Malinër. Pour voyager rapidement, ils disposent des trois chevaux cristallins, qui courrent plus vite que leur ombre.

Ils arrivent à Balikesy au soir, mais doivent se trouver une auberge en basse ville comme le couvre-feu est déjà levé. La nuit, ils rêvent tous ensemble de la Bataille des Pierres qui, mille deux cents ans plus tôt, opposait les Draconiques aux Argans qui, vainement, jettèrent des rochers sur les dragons. Dans leur rêve, ils virent surgir un immense dragon rougeoyant, translucide, un dragon arc-en-ciel aux allures de phoenix, car il était comme enflammé. Tous les Argans furent tués, et les Draconiques invoquèrent la gloire de Veda.
Réveillés simultanément, Zabreval traverse le couloir de l'auberge pour faire part de son rêve à Salekard, qui faisait chambre à part. Il est brusquement attrapé par deux personnes qui le maîtrisent et l'embarquent dans un chariot à l'insu de Salekard et d'Ebnet.
A leur réveil, ils finissent par s'en apercevoir et s'alarment. Alors, deux visualisations transtemporelles de Salekard révèlent l'enlèvement de Zabreval, ainsi que le chariot et les visages des malfrats. Mais il ne sait pas où ils ont bien pu se rendre. C'est alors qu'un halo mauve rayonne de la porte de l'auberge, donnant sur une place de la haute ville où Ebnet remarque le chariot. Salekard rend grâce à l'intervention du séraphe mauve, et ils passent la porte ensemble.

Ils se retrouvent dos à un mur, et commencent à suivre le chariot. Mais Salekard est abasourdi quelques secondes, parce qu'il vient tout juste de s'enfermer dans un cycle de retour éternel, suite à une couille magique qu'il fera bientôt... En attendant, Ebnet et lui passent le portique qu'à traversé le chariot. Il s'agit de l'entrée des fournisseurs de l'école des Invocateurs de Balikesy, deuxième des sept écoles des Mages à la Voix de Dragon au monde.
Ils voient des portes de bronze se refermer sur le chariot, et entreprennent de remonter le temps de quelques instants, pour s'y introduire avant le chariot. Tout se passe bien pour Ebnet, mais il se rend compte qu'il est seul à avoir réussi sa manipulation transtemporelle. Tant pis. Il court dans le bâtiment.
Salekard, quant à lui, se retrouve au moment où lui et Ebnet sont arrivés sur la place, à la poursuite du chariot, condamné à rater sa manipulation pour l'éternité.

Ebnet découvre qu'il s'agit d'une grange pour le chariot. Une porte y donne sur un vestiaire, seul accès possible vers le reste du bâtiment. Il se cache donc derrière cette porte... Le chariot entre, et trois malfrats escortent Zabreval, qui s'insurge : Que comptez-vous faire de moi ? Ils répondent qu'ils sont réellement membres... de la Guilde d'Augalön, ennemi de l'école de Val-Harad depuis que le maître Jahru Kild abusa de ses talents magiques pour réaliser sa quête ! Ils comptent remettre Zabreval prisonnier à Augalön.
Mais alors que le premier guildien suivi de Zabreval rentrent dans le vestiaire, Ebnet ferme violemment la porte. Les deux suivants tombent sous le coup, pendant que le troisième reçoit un coup de bâton de la part d'Ebnet. Zabreval lui rentre dedans, il lâche son épée, et Ebnet l'assome. Les deux autres surviennent. L'un fait une couille en manipulant la magie et s'explose le crâne dans une gerbe de flamme. Le second, effrayé, perd son sang-froid et est attaqué par Ebnet, qui est gravement blessé à la main gauche. Mais pendant ce temps, Zabreval s'est défait de ses liens et a saisi une épée : c'est lui qui tue le dernier guildien, avant d'achever le premier qui commençait à se remettre de son coup de bâton.
Ebnet et Zabreval s'enfuient aussitôt, et aperçoivent Salekard qui vient d'entreprendre de contourner le bâtiment pour trouver une autre entrée...

Car de son côté, il a eu une éternité abstraite pour réfléchir à la façon dont il allait sortir d'un fragment insignifiant de son destin, qu'il semble condamner à habiter éternellement : au moment où il s'aprêtait à manipuler la magie avec Ebnet pour s'introduire dans le bâtiment, il inversait la temporalité de sa manipulation temporelle. Ainsi fut-il projeter vers l'avant, sauvé du retour éternel et, abasourdi, il put entreprendre le contournement du bâtiment... Il entend soudain derrière lui : Courrons ! C'est Zabreval et Ebnet qui l'empoignent et le tirent avec eux loin de l'école des Invocateurs de Balikesy. Direction : les hospices pour Ebnet et Zabreval, afin de soigner la main du jeune athal, et les registres de la principauté pour Salekard, afin de déceler le lieu de naissance de Jahru Kild.

Le novice qui soigna Ebnet, dévoué à la grande Keren, ne comprit rien à ce qui arriva : ses soins magiques, si imparfaits d'habitude, réussirent à cicatriser l'entaille pourtant profonde d'Ebnet ! ... Il perçoit alors une aura blanche autour de Zabreval, et reste comme paralysé jusqu'à ce qu'ils s'en aillent. On ne vous doit rien ? interroge Ebnet. Et l'autre balbutie tout en fixant Zabreval : Non... non, ça ira... (!)
Ils décident de rejoindre Salekard aux archives de la principauté.

Ce dernier arrive aux archives, qui sont proches du palais du prince. Il voit un dragon se poser sur l'un des dracoport des hautes tours du palais --- il s'agit du duc d'Orsk venant prendre conseil auprès du prince Chohan Tor-Erkrin...
Salekard est accueilli aux archives par un majordome fort courtois. En tant qu'ancien membre de l'école des Invocateurs de Balikesy, il a ses entrées ici. Les archives s'étagent dans une haute tour aux poutres masurées et aux parois couvertes de lambris vernis. Tout en haut, un dôme de vitraux à la gloire des dragons illumine l'espace d'une lumière barriolée.
Il trouve finalement le lieu de naissance de Jahru Kild, ainsi que de neuf membres de sa famille à sa suite, et de trois autres enfin, sans qu'il soit possible de savoir s'il s'agit de sa descendance ou de la descendance de sa fratrie. Finalement, le majordome annonce la venue d'un certain Sabrechal et d'un certain Benêt, que Salekard autorise évidemment mais, avant, il entreprend de manipuler le temps pour se ménager une vingtaine d'heures de recherche dans les archives. Malheureusement pour lui, il pensait tellement à ses amis que c'est pour eux qu'il arrête le temps ! Zabreval et Ebnet ne comprennent pas tout de suite, mais la magie d'Ebnet permet heureusement de mettre fin à cette situation cocasse.

Bien, rendons-nous à Orsk ! C'est là qu'a grandi Jahru Kild !

supernova

Duché d'Orsk. Au matin de la troisième journée, le commandeur et ses Chevaliers-Dragon sillonnent la cité en quête des hérétiques helsiniens. Ils procèdent en se divisant dans les haute, moyenne et basse villes, et en faisant de porte-à-porte ou en abordant les passants. Le discours qu'ils leur tiennent concerne la foi en Dragon et une prévention contre la Clique des Lynx. Au terme de cette matinée, le commandeur est interpelé par l'un des siens : Merid, haut citoyen, vouait un culte aux dieux ! Laissant ses chevaliers poursuivrent leur action, il court auprès du juge impérial pour lui faire part de la situation.

Le juge, à ce moment, s'aprêtait pour l'arrestation de Prad l'Helsinien. Pour ce, il a demandé le soutien de dix miliciens à Schaef, chef de la milice donnant toutes les apparences de la corruption. Qu'importe ! tant que Prad l'Helsinien est arrêté... Mais la venue du commandeur change la donne. Le haut citoyen Merid fait parti de la liste de suspects qu'Enma et Ezagep, ses Yeux de l'Ombre, ont établi aux granges d'Elithën et en filant Pard l'Helsinien. Ainsi, l'après-midi, une grande action peut être menée sur le signal de flamme d'un dragon en vol : les 32 infidèles à Dragon sont attaqués au même moment par les Chevaliers-Dragon chez eux même. Au final, 19 d'entre eux sont emprisonnés, car d'autres ont fui ou n'étaient pas chez eux --- le lendemain, ce chiffre sera porté à 25, après d'autres enquêtes et arrestations parallèles.
Le commandeur et le juge impérial sont fiers de leur collaboration et de leur pioche. Après interrogatoires, tournant à la torture avec les moins coopératifs, les greffiers ont noté tous les aveux : ces personnes (hauts citoyens, et même kraërans) ont été contactés par Pard l'Helsinien, qui leur enseigna que Dragon n'était autre que le Wylkrir helsinien mais que, loin d'être impie, Dragon était très saint, et que la vérité réside dans la conciliation d'Helsinia avec l'Empire... Bien entendu, ces paroles hérétiques ne font pas un pli face aux jugements du commandeur et du juge, qui décident leur exécution le lendemain midi, pour l'exemple : les citoyens seront fouettés jusqu'à évanouissement, puis égorgés, tandis que les kraërans seront décapités à la hache.
Reste que Prad l'Helsinien est introuvable.

A son retour de Balikesy, le duc d'Orsk apprend ces nouvelles et les approuvent. Une fois au palais, son grand intendant Naï est soulagé de le retrouver : Oh monseigneur ! C'était la folie ici ! Dès la midi, des citoyens sont venus se plaindre de ce que l'action des Chevaliers-Dragon était dérisoire, qu'elle n'avait pas de sens, car il trouvait insultant de se voir rappeler qu'il fallait adorer Dragon... ! De même pour les kraërans, vous pensez ! A présent qu'une grande rafle a été orchestrée par le commandeur et le juge impérial, les citoyens et les kraërans sont très mécontents, et demandent des explications... ! Le duc répond qu'il faut mandater des hérauts pour tout expliquer à la population. Mais un coursier entre et leur rapporte que la commanderie a déjà fait mandater des hérauts pour cette tâche.
Le duc enchaîne alors avec les retrouvailles de Syrinx, sa main invisible. L'eldriar
raconte : J'ai réussi à infiltrer la Clique des Lynx aux granges d'Elithën. Très rapidement, j'ai été conduit à leur repère où j'ai rencontré Tiako. L'intervention de deux espions, deux Chevaliers-Dragon probablement, aurait pû tout faire capoter. L'un d'eux est mort, l'autre a été torturé. Finalement, j'ai su avoir un entretien personnel avec Tiako, qui a accepté de venir en ville même, à la taverne du Cochon Noir, demain midi, sous l'identité d'Otyato. Je lui ai laissé croire que nous collaborerions contre vous, à la gloire prochaine de Kotar, la divinité argane qu'il s'obstine à défendre. Mais il y a un hic : il semblerait qu'il ne soit pas seul maître, et qu'il ait un égal dont il n'a rien voulu me dire. Le duc remercie Syrinx, et l'invite aussitôt à devenir son bras droit officiel et garde du corps, suite au message du commandeur le matin, avant qu'il ne s'envole pour Balikesy : un complot se tramerait contre lui, fomenté par Ezatan Volkogr, Yirmeyah, le baron Lel-Doya et Aigal, le commandeur de la Chevalerie-Dragon en ses murs.
Et pour le coup, il fait convoquer le commandeur et le juge impérial.

Ces derniers sont bientôt informés et se mettent en route vers le palais du duc. Comme leur collaboration journalière les a rapprochés, le commandeur se permet de confier au juge ce complot, au sein duquel il joue un double jeu pour le meilleur... et pour le pire !
Arrivés chez le duc, ils apprennent de sa bouche que son bras droit a repéré la Clique des Lynx. Le commandeur s'enthousiasme, en repensant cependant à Pogne, qui n'est toujours pas de retour quant à lui. Mais le juge impérial se méfie. L'Oeil de l'Ombre qu'il avait envoyé là-bas, Gaïpan, a été assassiné avant d'avoir reconnu Syrinx et supposé que le duc était de mêche avec la Clique des Lynx... Or de plus, le duc parle au juge de la conspiration qui se trame dans son dos ; le juge le surprend à la connaître déjà.
Pour lors, le commandeur ami du duc, et le duc lui-même, implore le soutien du juge impérial dans ces affaires, mais le pauvre juge ne sait que croire ! En effet, le double jeu du commandeur ne serait-il pas consécutif à sa véritable coopération avec les comploteurs ? De même, le duc se retournerait-il contre la Clique des Lynx, ayant compris que ce pari devenait risqué pour sa position ? Enfin, comment s'en sortir avec ces comploteurs, ce Prad helsinien, le regain de la vie draconique dans ce duché ? ... Un choix s'impose alors au juge : en appeler au Jugement de Dragon, ce qu'il s'en va faire de ce pas.

Sa transe requiert le concours d'une dizaine d'officiants, musiciens et prieurs, et ainsi psalmodie-t-il jusqu'au blasphème ce simple récital : Pour la bienveillance de Keren, la force de Veda, la parole de Rig... pour la bienveillance de Keren, la force de Veda, la parole de Rig... Au petit matin, sa transe est telle qu'il s'effondre et visualise des choses effroyables : il se retrouve dans un désert ocre, où les sables tempêtent. Puis son environnement s'éloigne de lui et il se retrouve dans les cieux entre les étoiles, où des démons l'encerclent. Et puis au loin se rapproche une sphère bleue, il finit par reconnaître la Terre des Dragons, les contrées vallonnées de la principauté d'Orsk, la cité d'Orsk, le temple d'Orsk, avant de réintégrer son corps et d'entendre :

Crois le duc
Crois le commandeur
Prad veut le bien
Prophétie erronnée
Empire à transcender

Posté par M_JJ à 09:48 PM - Duché d'Orsk (Le) - Commentaires [0]